Ichiko Aoba sous les eaux du Japon

Son album précédent s’achevait par le bruit de vagues. Cette fois, Ichiko Aoba entraîne l’auditeur sous la surface. La chanteuse japonaise s’est inspirée, pour Luminescent Creatures, de ses séjours dans l’archipel Nansei, situé au sud-ouest de son pays, quasiment à la hauteur de Taïwan. Là, elle a pris l’habitude de plonger sans bouteilles, à la recherche d’êtres qui produisent leur propre lumière, qu’il s’agisse de méduses, d’algues ou d’étoiles de mer…

Il s’agit du huitième album d’Ichiko Aoba. C’est avec le septième, Windswept Adan, que la chanteuse, qui bénéficiait jusque là d’une grande popularité au Japon, a obtenu une reconnaissance internationale. Ce qui a changé ? L’arrangeur Taro Umebayashi, repéré pour ses bandes originales d’ « animes » (les dessins animés japonais), est venu lui prêter main forte. Depuis, des cordes et des claviers habillent de voiles étincelants la voix de porcelaine de la jeune femme.

Inutile de comprendre le japonais pour entrer dans l’eau aux côtés d’Ichiko Aoba. Sa voix semble flotter dans un océan doucement ensoleillé. Le cœur bat ici au ralenti. Tout est en apesanteur. L’atmosphère est féerique, l’émerveillement permanent. Voici la plus apaisante des odes à la contemplation, à la découverte sans intrusion, parue cet hiver…

Photo de têtière via Pixabay

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